Une technique encore mal maîtrisée

-   Clonage reproductif

Chez de nombreux animaux obtenus par clonage, les scientifiques ont remarqué un dérèglement du développement et une mortalité post-natale très importants dus à une mauvaise réinitialisation du programme génétique. De plus, ils ont remarqués que les quelques animaux clonés survivants vieillissent plus vite que les autres car leurs cellules étant prélevées sur des animaux adultes, celles-ci ont un âge plus avancé que l’animal lui-même. Cependant, la plupart des causes entraînant le décès des animaux clonés sont souvent encore inconnues.

-   Clonage thérapeutique

Le risque principal des applications du clonage thérapeutique est une multiplication excessive des cellules, qui auraient tendance à former des tumeurs ou des cancers. C’est pourquoi cette technique n’est encore qu’à un stade expérimental.

resultatsclonage

Source : www.cegep-ste-foy.qc.ca

_

Les enfants clonés pourraient avoir de nombreux problèmes psychologiques

Depuis fin 2006 est autorisé en France, dans un cadre strictement encadré, la naissance de « bébés-médicaments » ou « bébés-docteurs » servant à guérir un autre enfant (en général leur frère ou sœur) atteint d’une grave maladie. Le principe consiste à faire naître un enfant sain dans le but de se servir de ses cellules ou de ses organes pour guérir un enfant malade (par exemple atteint d’une leucémie). Le risque étant de transformer cet enfant en « banque d’organes ou de cellules » et, de cette exploitation, de créer en lui un déséquilibre psychologique puisqu’il n’aura été conçu que dans le but de sauver une vie.

Ainsi, un enfant cloné sera incapable de développer sa propre identité car il se sentira dépendant de son « donneur ».

Le risque aussi de donner naissance à un enfant cloner est de bouleverser la hiérarchie familiale. Ainsi, le clone ne pourra définir son lien de parenté avec le donneur (fils ? frère ? donneur lui-même ?) et aura beaucoup de pères et de mères (donneuse, porteuse, …). Il pourrait donc se sentir perdu et cette instabilité risque de l’affecter psychologiquement.

8

Source : futura-sciences.com

_ _

_

Du point de vue moral et éthique

Ethique : science descriptive et normative cherchant à établir des règles dans la conduite et les pratiques humaines 

-  L’Homme se prend-t-il pour Dieu ?

yann003

En synthétisant l’embryon dans le seul but d’utiliser ses cellules, l’être vivant serait créé comme un moyen et non comme une fin en soi. Ceci est donc une atteinte à la dignité de l’Homme.

De même, en fabriquant du vivant en passant outre le processus de reproduction sexuée pour obtenir un résultat génétique prévisible, l’Homme va à l’encontre de la nature. On peut donc se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort.

Source : catholiquedu.free.fr

_

            - Les dérives possibles

o       L'eugénisme : doctrine et « science » qui cherche à améliorer l’espèce humaine

  • La constitution génétique d’un individu n’étant plus le résultat de la loterie génétique, on peut craindre la conception d’individus « sur mesure », dont on aura choisit le physique par exemple. Cela conduirait à l’amélioration de l’espèce humaine qui détruira la diversité, puisque tous les Hommes seront parfaits.

h_20_1713214_1253949871

    Cette politique favorisait la fécondité des humains considérés comme supérieurs (la « race aryenne ») en interdisant l’avortement de ces femmes et en créant des lieux de rencontres entre aryens.

                                     

Source : lepost.fr

    Développement de la politique eugéniste d’Hitler

  • Cette politique favorisait la fécondité des humains considérés comme supérieurs (la « race aryenne ») en interdisant l’avortement de ces femmes et en créant des lieux de rencontres entre aryens.

  • En revanche, elle prévenait la reproduction des humains considérés comme génétiquement déficients (les diabétiques, les myopes, …), inférieurs et socialement indésirables (les arriérés et malades mentaux, les homosexuels, les alcooliques, …) ainsi que les « racialement » impurs (les Juifs, les Noirs, les Tziganes, …) en rendant l’avortement, la castration et la stérilisation de ces personnes obligatoire.

  • Des lois et des mesures discriminatoires ont ainsi été prises, dans le but d’ « éliminer » de la société les groupes « nuisibles au peuple (aryen) » « susceptibles de mettre en péril la pureté de la communauté éthique allemande » :

  • ·         1933 : la loi « visant à éviter la transmission des maladies génétiques » autorise la stérilisation de certains « malades » (aveugles, homosexuels, arriérés mentaux, …)

  • ·         Septembre 1935 : les lois de Nuremberg, également appelées les lois de « protection du sang et de l’honneur allemand », interdisent les mariage entre Juifs et Aryens

  • ·         1935 : une loi met en place la politique de stérilisation forcée des allemands « racialement impurs » (les Noirs, les Juifs, les Tziganes, …)

  • ·        Août 1939 : l’Action T4 vise à « éliminer » de la société les handicapés, les arriérés mentaux ainsi que les « asociaux » (malades mentaux) par euthanasie (d’abord par gazage puis, après dénonciation par l’évêque von Galen en 1941, par injection mortelle ou surdose de drogue) : cette action autorise ainsi l’euthanasie de nouveaux-nés « anormaux », qui sont considérés comme étant mort-nés

_

o        Le fantasme d’immortalité

clonage1

  Volonté de création de « clones génétiques » par la secte des Raéliens : ceci constituerait à une instrumentation de la personne puisque le clone serait considéré comme un outil pour accéder à l’immortalité. Ne passant pas par la reproduction sexuée, cette technique remettrait en cause l’unicité de chaque être humain puisque le clone obtenu serait le double « génétique » d’un individu. Cependant, il ne faut pas oublier que l’identité génétique ne correspond pas à l’identité psychique : ces clones ne seront donc pas exactement comme leurs « créateur ».

§  Remplacement de toutes cellules malades par une nouvelle avec de perpétuer la vie. Cette idée que l’Homme sera peut-être un jour immortel pose un sérieux problème de surpopulation. En effet, Si toutes les personnes âgées dont les cellules malades les font remplacer par des neuves, nous vivront dans une « société de vieux » où mourir de vieillesse ne sera plus envisageable. Les conséquences liées à la surpopulation de notre planète croîtraient donc.

Source : www.rael.free.fr